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L'Étoile nord-africaine (ENA) est une association fondée en France en mars 1927 par un noyau de travailleurs dont Hadj-Ali Abdelkader, Belghoul, Messali Hadj, Djeffal, Si Djillali, qui en jouèrent les principaux rôles. El-Emir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi (connu sous le nom de l'émir Khaled El-Hassani Ben El-Hachemi, petit-fils de l'émir Abd El-Kader), exilé en Egypte en fut le président d'honneur.
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Hadj ali Abd el-Kader est membre du comité directeur du Parti communiste français quand le Komintern demande que l'action du parti se développe parmi les travailleurs nord-africains. Hadj ali Abd el-Kader fonde alors l'Étoile nord-africaine dans ce but. Cette organisation, selon la volonté de Hadj ali Abd el-Kader, est fondamentalement laïque et compte se battre en complète collaboration avec la classe ouvrière française. Elle recrute la majeure partie de ses militants dans l'émigration ouvrière algérienne à dominante kabyle, militants qui sont placés sous haute surveillance par le Service des affaires indigènes nord-africaines de la Préfecture de police de Paris. Les buts de cette association sont « la défense des intérêts sociaux, matériels et moraux » des travailleurs de cette région.
En 1927, elle accueille Messali Hadj. Ce jeune Tlemcienien a des points de vue qui divergent de ceux de Hadj ali abdel-Kader. moins préoccupé par la laïcité et faisant état de points de vue nationalistes, il veut engager le mouvement sur le terrain politique en se faisant porte-parole d'une revendication d'indépendance de l'Afrique du Nord (Maroc, Algérie et Tunisie au sein d'un ensemble national que serait l'Algérie). Il est membre et permanent du parti communiste et il est adhérent et militant de la CGTU. Le parti comprenait 4000 membres en 1924 [réf. nécessaire].
L'avocat communiste Robert-Jean Longuet, fils de Jean Longuet, qui a défendu des Marocains à Paris et co-fondé, en 1932, la revue Maghreb à Paris, participe pour le compte de l'Association juridique internationale (AJI) à la défense des militants de l'Etoile nord-africaine, inculpés à la suite des massacres de Constantine [1].
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Le Parti communiste prépare un congrès anticolonial de Bruxelles du 10 au 15 février 1927 et compte beaucoup sur cette manifestation.
Messali Hadj prépare un discours dans lequel il annonce vouloir dénoncer l'« odieux code de l'Indigénat ».
Il s'exprime le 10 février, son texte lui a été subtilisé, il résumera son propos par une intervention de quinze minutes. Ce discours scellera son engagement, il devient la référence de la lutte anticoloniale en Afrique du Nord. Le discours s'organise en deux parties formant un double programme, il déclarer d'emblée : « le peuple algérien qui est sous la domination française depuis un siècle n'a plus rien à attendre de la bonne volonté de l'impérialisme français pour améliorer notre sort. »
Le discours de Messali Hadj est influencé à la fois par l'islam politique et le nationalisme arabe auquel l'a initié Chekib Arslan en Suisse. D'où le fait de prôner l'arabisation de l'Algérie.
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Le discours et la faconde de son auteur frappent l'auditoire, le jeune tlemcenien sort de l'ombre, il vient de passer une épreuve, il devint sur le champ un dirigeant politique dont on saisit le rôle majeur qui sera le sien.
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En 1928, l'Étoile nord-africaine se sépare du Parti communiste français dont la « bolchevisation » voulue par le Komintern l'éloigne de ce qui sera sa revendication principale, l'autodétermination.
Les autorités françaises dénoncent la « menace pour l'autorité de l'État ». L'ENA est dissoute le 20 novembre 1929.
Le 28 mai 1933 une assemblée générale secrète se tient et élit Messali Hadj, président, Amar Imache, secrétaire général, Belkacem Radjef, trésorier général, et désigne Si-Djilani comme directeur du périodique El-Ouma (« La Nation ») dont Imache sera rédacteur en chef. La double appartenance avec le PC est interdite.
Un premier conflit nait entre deux hommes Messali Hadj, qui défend le projet d'une Algérie arabo-musulmane, contre Imache, qui défend une Algérie « faite de vingt races », algérienne et laïque, ce dernier insiste sur la dimension kabyle de la société et de la fonction de l'assemblée villageoise traditionnelle berbère (le tajmât).
Lors des grèves du Front populaire, l'ENA adhère aux revendication des mouvements sociaux et se solidarise avec les ouvriers.
L'ENA s'oppose au projet Blum-Viollete qui prévoit l'attribution de la citoyenneté française à une minorité d'Algériens.
Durant l'été 1936, de nouvelle dissensions naissent entre Messali Hadj et les Kabyles : le premier veut mobiliser des militants nord-africains pour la défense de l'Espagne républicaine en lutte contre le fascisme. Les Kabyles désapprouvent, le gouvernement espagnol n'ayant pas donné suite à la demande de constitution d'une république rifaine berbère.
Une nouvelle décision de dissolution frappe l'ENA en janvier 1937 et poursuit ses dirigeants pour reconstitution de ligue dissoute. Ses dirigeants sont condamnés puis amnistiés. Selon des informations policières, l'ENA avait 5 000 membres à ce moment.
Cette dissolution conduira Messali Hadj à la constitution du Parti du peuple algérien (PPA) à Nanterre. Ce nouveau parti avait les mêmes objectifs que ceux de l'ENA.
Il revendique une émancipation et une autonomie totale de l'Algérie au sein de la République française. Mais Messali ne revendique plus l'indépendance.
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